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Atteintes au partimoine
Au cours
des 30 dernières années, le Canada a perdu 23
% de ses vieux bâtiments en zones urbaines et 21 % des
bâtiments en régions rurales. Cette cadence de
démolition est bouleversante, qu'on pense aux biens
patrimoniaux perdus ou à l'accroissement de la dégradation
de l'environnement. Ce qui suit représente seulement
quelques-uns des nombreux bâtiments
et édifices qui ont disparu à jamais du paysage
canadien.
FHC Annonce la liste des grandes pertes de 2010
La liste des grandes pertes de 2009
La fondation Héritage Canada déplore la perte d’un monument patrimonial ontarien à la suite d’un incendie
Un incendie ravage une rangée
d’édifices historiques à Toronto
La promotion immobilière emporte un autre bâtiment du patrimoine de Saskatoon
Les plus grandes pertes de 2006!
La fondation Héritage Canada déplore la perte d’un monument patrimonial ontarien à la suite d’un incendie
Photo : Robert Chaulk, Sun Media Corp.
Ottawa (Ontario), le 30 mai 2008 – La fondation Héritage Canada (FHC) déplore la triste perte de l’historique Collège Alma de St. Thomas (Ontario), victime d’un incendie mercredi dernier. Une semaine plus tôt, la Commission des affaires municipales de l’Ontario (CAMO) avait permis la démolition de cet édifice historique. La malheureuse destruction du bâtiment de 130 ans témoigne l’échec de la Loi sur le patrimoine de l’Ontario et de la CAMO de protéger ce bien patrimonial malgré les efforts déployés par de nombreuses personnes et organisations.
La municipalité avait désigné le collège comme bien patrimonial en 1994. Depuis lors, il n’a cessé de se détériorer pendant que divers projets d’aménagement étaient successivement proposés puis abandonnés. L’an dernier, le propriétaire actuel, Alma Heritage Estates, a contesté auprès de la CAMO la décision du conseil municipal de refuser un permis de démolir. La ville a ensuite négocié avec le promoteur un accord, entériné à la mi-janvier par la CAMO, permettant la démolition de l’ensemble de l’édifice à l’exception de la tour centrale. Cet accord a été rejeté la semaine dernière en faveur d’une démolition complète, en échange de l’inclusion d’une réplique de la tour au sein de toute nouvelle construction.
« La perte tragique du Collège Alma illustre bien ce qui fait défaut dans la conservation du patrimoine au Canada, a déclaré la directrice générale de la FHC Natalie Bull. Elle témoigne essentiellement d’une absence de détermination à réutiliser notre parc de bâtiments existants – alors que d’autres pays, comme les États-Unis, encouragent activement le recyclage en offrant des incitatifs financiers. »
La FHC avait inscrit l’élégant immeuble néogothique de la grande époque victorienne à son palmarès 2006 des 10 sites les plus menacés. En janvier de cette année, elle avait pressé la ministre de la Culture de l’Ontario d’intervenir pour assurer sa protection en le déclarant bien provincial ayant une valeur sur le plan du patrimoine culturel.
La fondation Héritage Canada est une association nationale de bienfaisance. Elle se consacre à promouvoir la préservation des bâtiments et lieux historiques du Canada.
Pour de plus amples renseignements :
Carolyn Quinn, directrice des communications, cquinn@heritagecanada.org
Téléphone : 613-237-1066, poste 229; cell. : 613-797-7206
Consulter la couverture médiatique :
http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20080530.walma
30/EmailBNStory/National/
http://lfpress.ca/newsstand/News/Local/2008/05/29/5702351-sun.html
http://stthomastimesjournal.com/ArticleDisplay.aspx?e=1049412
http://stthomastimesjournal.com/ArticleDisplay.aspx?e=1051450&
auth=Eric+Bunnell
http://stthomastimesjournal.com/ArticleDisplay.aspx?e=1056440&
auth=Kyle+Rea%2c+TIMES-JOURNAL+STAFF
http://www.lfpress.com/perl-bin/publish.cgi?x=galleries&p=2453
&s=gallery
http://www.lfpress.com/perlbin/publish.cgi?x=articles&p=234961
&s=hottopics
http://www.treehugger.com/files/2008/05/alma-college-burns-down.php
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Un incendie ravage une rangée
d’édifices historiques à Toronto
Les flammes ont dévoré un îlot d’immeubles
patrimoniaux de la rue Queen-Ouest à Toronto
entre les rues Portland et Bathurst en février,
détruisant complètement un bâtiment historique
et ravageant plusieurs autres. Plus de 150 pompiers
et 40 camions d’incendie ont été appelés pour combattre
l’incendie qui a finalement consumé toute la
rangée de bâtiments.
Avec sa charpente à claire-voie, les longues pièces
de bois de la charpente n’ont pas résisté longtemps
au feu. « Ces bâtiments étaient les meilleurs exemples
de construction à claire-voie de la ville et aussi
les plus importants » déclare Alec Keefer, président
de la section torontoise de l’Architectural Conservancy
of Ontario. « Ils étaient très rares. Nous
venons de perdre un élément crucial d’histoire. »
L’automne dernier, la ville avait désigné la zone
quartier de conservation du patrimoine.
Le conseiller Adam Vaughan a promis aux gens
d’affaires et aux propriétaires que la reconstruction
de la rue allait insuffler à la section qui s’étend
immédiatement à l’est de la rue Bathurst une
nouvelle vie pour devenir l’un des plus élégants
quartiers commerciaux de style victorien
d’Amérique du Nord.
« Ce que nous espérons, c’est de recréer non seulement
des éléments architecturaux physiques qui
soient sensibles au patrimoine, mais aussi, les éléments
architecturaux sociaux que l’on trouve ici »
déclare le conseiller. Le but de la désignation était
« d’interrompre l’avancée des centres commerciaux
depuis le centre Eaton sur la rue Queen-Ouest, et
de commencer à protéger ce patrimoine. »
Les frères Brad et Trevor Moss sont propriétaires
d’un immeuble de deux étages datant des années
1850 qui, jusqu’à tout récemment, abritait un magasin
de vêtement de même que deux locataires.
Trevor Moss rapporte que sa compagnie d’assurance
a estimé que la reconstruction prendrait
vraisemblablement deux ans. Il ajoute que même
si les autorités de la ville « ne se sont pas vraiment
avancées » à établir un calendrier, M. Vaughan a
laissé entendre que la reconstruction pourrait ne
prendre que neuf mois.
Une semaine après l’incendie, Duke’s Cycle, une
institution torontoise qui remonte à 1914, était toujours,
à l’instar des autres commerces endommagés,
sous l’autorité du chef du service des incendies
et donc inaccessible. La cause de l’incendie n’est
toujours pas déterminée.
La rue, qui s’appelait à l’origine Lot Street, a été
tracée en 1793. Elle divisait la zone industrielle et
commerciale de la zone rurale plus résidentielle.
Elle est rebaptisée en l’honneur de la reine Victoria
dans les années 1840 et, dès 1860, devient très
prisée par les petites entreprises.
National Post, 08/02/27, Conseiller Adam Vaughan
(www.adamvaughan.ca) 08/02/21; Toronto Star,
08/02/23.
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La promotion immobilière emporte un autre bâtiment du patrimoine de Saskatoon
Le 11 novembre, les 63 membres de la filiale de la Légion royale canadienne ont tenu la dernière assemblée du jour du Souvenir dans leur pavillon de Saskatoon. Malgré une campagne d’envoi de lettres à la rédaction du Star Phoenix de Saskatoon, le promoteur Remai Ventures a annoncé la démolition de cette propriété du centre-ville érigée il y a 77 ans. Seules la pierre angulaire et la plaque aux armoiries de la Légion seront conservées; elles seront incorporées à un monument commémoratif.
Construit par les vétérans de la Première Guerre mondiale et conçu par l’architecte local David Webster (à qui on doit plusieurs des premières écoles de Saskatoon), le pavillon est doté d’un plancher de danse flottant sur un coussin de crins de cheval, l’un des derniers en Saskatchewan. Il s’agit aussi du dernier édifice subsistant sur le site de River Landing où le promoteur Remai Ventures entend construire un complexe hôtel-spa de luxe en bordure de la rivière. Ce projet de plusieurs millions de dollars a déjà entraîné la démolition de l’historique édifice Gathercole et de vieux bâtiments abritant des installations électriques.
Au début de 2004, la conseillère municipale Elaine Hnatyshyn avait proposé de convertir le pavillon en un musée des vétérans. Le conseil municipal a examiné les modalités proposées par la Légion (à savoir qu’elle ne serait responsable ni des rénovations, ni des améliorations, ni des coûts de la gestion courante) dans une réunion à huis clos du comité exécutif. Aucun autre échange n’a eu lieu avec
la Légion.
Incapables de payer les factures, les membres de la succursale ont voté à l’automne 2005 en faveur de la vente de la propriété à Remai Ventures. « Cela me brise le cœur de vendre le
bâtiment, mais… il faut bien avouer que nous n’avons pas
l’argent pour régler les factures », a déclaré le président de la succursale John Davidson.
La démolition devrait commencer au printemps.
The Star Phoenix, Saskatoon (Saskatchewan), 06/04/11, 06/02/06, 06/11/11 et 06/11/22.
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Les plus grandes pertes de 2006!
Mess et quartiers des officiers, base militaire de Work Point,
Esquimalt (Colombie-Britannique)
Reconnu immeuble patrimonial par les autorités fédérales, le mess et quartiers des officiers était le dernier de son genre au Canada. Il était considéré comme immeuble de surplus par le ministère de la Défense nationale. Malgré les efforts des groupes patrimoniaux et culturels qui ont travaillé sans arrêt pour sauver l'immeuble pour le convertir dans un centre d'arts visuels, il a été « déconstruit » le printemps dernier.
La maison Lessard, Edmonton (Alberta)
Démolie en juin dernier, cette maison historique associée avec Prosper Edmond Lessard, un leader dans la communauté francophone de la ville, était victime des décisions de planification et des règlements de zonage datés ainsi qu'une législation patrimoniale faible. Malgré les plans pour délocaliser l'immeuble, WAM Development Group a démoli la maison sans avis.
Inn on the Park, Toronto (Ontario)
Ouvert en 1963, l'hôtel a rapidement devenu un monument le long du Don Valley Parkway et une des destinations célèbres de la ville. La démolition de l'immeuble moderne a commencé un jour avant que la question de sa désignation comme site patrimonial ne soit débattue au conseil communautaire de North York. Le propriétaire, Rowntree Automotive Ltd., développe un commerce de vente d'automobiles sur le site.
Cathédrale anglicane St. Jude, Iqaluit (Nunavut)
Endommagée par un incendie criminel en novembre 2005, la cathédrale St. Jude, un des immeubles les plus renommés au Nunavut, a été démoli le 1er juin 2006. Des ingénieurs ont déterminé que la structure était en mauvais état et non réparable. Conçu par l'architecte Ron Thom de Toronto en 1970, l'église a été construite par des bénévoles en 1972.
La cathédrale St. Jude était la seconde perte du patrimoine bâti au Nunavut l'année passée. L'église catholique St. Stephen à Igloolik, un des plus anciens immeubles du territoire, a été démoli en août dernier pour des raisons de sécurité.
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